Reblog: Avant, j’étais une guerrière, aujourd’hui, j’essaie d’ être une femme… par Marie-May

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Hi les MouseCatcheuses

Voilà un article de Mary May dans lequel je me retrouve… La volonté de ne plus être une guerrière frôlant la « perfection »… J’ai « lâché du lest »… Après tout on n’a qu’une vie, alors sans basculer dans la procrastination absolue, certaines choses peuvent attendre un peu pour penser davantage a soi!
Alors puisque beaucoup de personnes (me connaissant très très mal) se fiaient a l’apparence: féminine, talons aiguilles, laissant les machos de tous poils penser que je ne suis qu’une sans cervelle… J’en joue et pousse la caricature a fond (regardez un film que j’aime beaucoup: « la blonde contre attaque »…), par provocation sans doute devant l’inutilité d’expliquer qu’il n’est pas incompatible d’être femme et « pas que bête »!

Xoxo

TheMouse

Avant, j’étais une guerrière, aujourd’hui, j’essaie d’être une femme…

Posté le 11 mai 2014 par Marie May dans Non classé //

Comme vous avez pu vous en apercevoir, j’ai radicalement changé de façon de voir les choses, il y a quelques mois… En fait, ce n’est pas tout à fait exact, mais disons que sur mon chemin vers une vie légère, agréable et rempli de bonnes choses, j’ai, comme qui dirait, durci le ton. Même si je savais parfaitement lâcher prise par moments, lorsqu’il me semblait que c’était opportun, plus j’avance, plus je me rends compte d’à quel point j’ai pu lutter toute ma vie. Bien entendu, ce « combat » comportait grand nombre d’aspects positifs, c’est justement ça le problème, j’aurai arrêté bien avant sinon ! Enfin toujours est-il qu’avant, j’étais une guerrière, une vraie, une des temps modernes, une que l’on applaudi (et oui, ça fait partie des aspects positifs), une que l’on admire même parfois, une que l’on gratifie de compliments rimant avec courage, une qui gère mille et une choses à la fois, qui assure, qui gère, comme on dit, une qui ne pers pas le nord, qui sait où elle va, qui sait comment faire, qui a des astuces pour tout, une qui rit en toutes circonstances, une qui ne se laisse pas abattre, une qui atteint toujours ses objectifs… Avant, j’étais une guerrière, aujourd’hui, j’essaie d’être une femme…

fond-blog-ok2.jpgEh non, ce n’est pas compatible…

J’ai longtemps cru l’inverse, vraiment, j’en étais même persuadée… J’ai longtemps ri (justement) devant les incompatibilités de fait, arguant à qui voulait l’entendre que ce n’était qu’une histoire de vision de la vie, de motivation, d’énergie ou de courage (oui, je crois bien que j’ai pu dire des choses dans ce genre…) ou autres notions de cet ordre. Il faut dire que je ne savais pas vraiment ce qu’était être une femme, en fait, non pas que je manque de compagnie féminine, mais la plupart des femmes que je connais, pour ne pas dire toutes, étaient, peu ou prou, des guerrières, comme moi…

Il faut dire, à notre décharge, que les « valeurs féminines » ne sont pas super bien vues dans notre monde de brutes. Elles ne sont pas très bien vues… par les femmes elles-mêmes. Elles sont même perçues comme des faiblesses, comme la preuve irréfutable qu’il reste encore parmi les nôtres quelques spécimens du sexe faible et ça, c’est inadmissible.

L’accueil

Oui, moi aussi, je me suis longtemps demandé ce que ça pouvait bien vouloir dire et surtout, comment on mettait ça en place, concrètement. Alors pour répondre à la première question, l’idée, c’est de prendre en compte la difficulté de l’autre, quelque soit ce qu’il a bien pu faire, quelle que soit la légitimité de la chose, quelle que soit la chose… En fait, c’est d’accepter ce qui est, sans juger, sans réagir, sans chercher à réparer, à modifier, à se justifier, à faire quoi que ce soit. Accueillir ce qui est et l’émotion que ça génère en nous, simplement.

Et ça, au XXième siècle, c’est considéré comme de l’immobilisme, de la passivité, dans le mauvais sens du terme.

Pourtant, notre société manque cruellement de cela, nous en manquons tous en fait. Nous avons tous un trou géant au fond du ventre parce que chaque fois que nous faisons quelque chose, nous avons peur du jugement d’autrui, nous mentons, parfois même, nous nous mentons à nous-mêmes, parce que nous avons peur qu’aucune circonstance atténuante ne nous soit trouvée, que personne ne comprenne que nous avons fait de notre mieux à ce moment-là, ou tout simplement que oui, nous avons mal agi, mais que nous ne sommes pas parfaits et que nous aimerions bien que l’on nous aime quand même, que l’on ne nous condamne pas pour autant…

Mais l’accueil n’est pas bien vu dans notre société, alors, celles qui en sont capables ne le font pas, de peur d’être mal jugées. Depuis quelques mois, j’essaie d’être dans l’accueil et croyez-le ou non, ce n’est pas simple… pas simple parce qu’au-delà du jugement des autres, je dois faire face au mien, celui qui a longtemps considéré cela comme une faiblesse, celui qui a admis il y a très longtemps, que je devais être inflexible et rendre coup pour coup.

L’amour inconditionnel

Vous devez connaitre le concept… Aimer ceux que nous aimons, sans condition et refuser de leur enlever notre amour parce qu’ils ne seraient pas à la hauteur, pas conformes à nos attentes, pas parfaits, en somme… ça rejoint un peu l’accueil finalement et je ne vais pas vous faire le même laïusse, mais dans l’idée, on aimerait tous être aimé inconditionnellement. Mais de nos jours, il en va de notre amour-propre (ou de l’idée qu’on s’en fait) de retirer notre amour à quiconque nous aurait énervé, blessé, saoulé, mal parlé…

Et la plupart du temps, lorsque nous décidons de rayer de la carte quelqu’un qui se serait rendue coupable d’un tel affront, nous le faisons plus parce que nous estimons que nous devons le faire que parce que nous avons envie de le faire… Parce que le pardon et l’amour inconditionnel ne sont pas très bien vus…

La confiance

Non, pas la naïveté, la confiance… Combien de fois nos enfants tombent-ils avant d’apprendre à marcher ? Combien de fois se réveillent-ils la nuit avant de pouvoir dormir seuls ? Combien de fois faut-il leur répéter qu’il faut dire merci ? Des dizaines, des centaines de fois… Et nous les accompagnons dans ce chemin parce que nous savons qu’à un moment ou à un autre, aujourd’hui ou demain, ils y arriveront. C’est ça, la confiance féminine… Cela n’a rien à voir avec le fait d’accorder un semblant de crédit à quelqu’un en le lui retirant au moindre faux pas… C’est continuer encore et encore, sans jugement, sans se sentir mise en cause, sans se demander si ça va le faire ou pas, s’il y a ou pas de la bonne volonté… Savoir que chacun de nous est capable du meilleur et qu’à terme, aujourd’hui ou dans un mois, nous y arriverons…

Avant, j’étais une guerrière. Une de celles qui n’attendent pas qu’on leur propose, ni même qu’on en ait l’intention, une de celles qui décident et qui prennent, une de celles qui affirment et qui se détournent, une de celles… Une de celles qui sont tellement persuadées que si elles ne font pas rien ne viendra, qu’elles préfèrent faire, choisir, décider… En fait, pour être tout à fait exacte, pas une de celles qui préfèrent… Non… Une de celles qui aimeraient bien faire différemment, mais qui comme dit plus haut, ont vraiment trop peur… Alors, avant, j’étais une guerrière, aujourd’hui, j’essaie d’être une femme… Et ce n’est pas simple, parce que contrairement à ce qu’on pourrait croire, il faut bien plus de forces pour être une femme que pour aller au combat…

Marie May

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