SoPsY: je procrastine, tu procrastines… 4 croyances sur la procrastination!

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SoPsY: je procrastine, tu procrastines… 4 croyances sur la procrastination!

Coucou les MouseCatchers

Voilà la chronique désormais hebdomadaire de SoPsY (voir sa présentation ICI)

Cette semaine, SoPsY nous propose de nous pencher sur la procrastination! Eh eh… vaste sujet!!!

Alors? Que pensez vous du sujet du jour?

Et surtout, n’hésitez pas à échanger avec SoPsY dans les commentaires 😉

XOXO

TheMouse

NB: je ne suis pas SoPsY… SoPsY est une personne que je connais dont la psychologie est une passion… mais chuuuuuut elle est ici rien que pour vous et incognito, elle est « psyblogueuse » maintenant 😀

Retrouvez ICI toutes les chroniques de SoPsY
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Hello les Silvers,

Le quotidien est constitué de millions de petites tâches, plus ou moins agréables à effectuer. Il nous arrive de reporter à demain ce qui pourrait être fait aujourd’hui. Sommes-nous tous des procrastinateurs? 

4 croyances sur la procrastination


  • Vrai ou faux: La procrastination est une pathologie

Procrastiner, selon le Larousse, est « la tendance pathologique à tout remettre au lendemain ». 

Seuls 20% d’entre nous ont un comportement de procrastination chronique. En effet, le terme procrastination est souvent sorti de son contexte médical. Il est commun de parler de procrastination dès que quelqu’un a tendance à ne pas faire immédiatement certaines activités. Ainsi, il n’est pas rare d’entendre parler de procrastination pour un élève qui attend toujours le dernier moment pour apprendre ses leçons. Si l’élève concerné n’a cette attitude que pour l’apprentissage des leçons, on ne peut pas forcément parler de procrastination. Il peut alors s’agir d’une absence de motivation. 

  • Vrai ou faux: procrastiner est toujours mauvais

Défini comme une pathologie, c’est à dire au sens pur du terme, la procrastination est mauvaise pour celui qui la pratique. Elle est mauvaise car elle a des conséquences négatives sur l’ensemble de sa vie. Le véritable procrastinateur ne fait jamais son travail dans les temps, ne rend pas les papiers officiels aux dates indiquées,… Les conséquences sont évidemment très néfastes. 

Par ailleurs, le fait d’être régulièrement en échec et de ne jamais parvenir à gérer son temps de façon efficace, induit un stress considérable, joue sur l’humeur de la personne et alimente un phénomène de dévalorisation. 


Certains disent procrastiner sous contrôle. Ils pensent avoir besoin d’un certain niveau de pression pour produire un travail de qualité. Il s’agit par exemple d’étudiants qui attendent le dernier moment pour travailler sur un dossier. La pression du dernier moment vient constituer un motivateur. Ces comportements sont à la limite de la procrastination tant que l’étudiant prévoit suffisamment de temps pour terminer le travail correctement. Mais le risque est grand de se retrouver avec un travail non terminé ou mal effectué et l’on va rapidement tomber dans la réelle procrastination. 

  • Vrai ou Faux: la procrastination est liée à une mauvaise gestion du temps

La gestion du temps n’est pas directement impliquée dans la procrastination. Ce phénomène est plus spécifiquement lié à un évitement émotionnel. En effet, certaines tâches génèrent des émotions négatives dont nous n’avons pas forcément conscience. Procrastiner permet d’éviter d’être confronté à la tâche et donc d’être mis en présence de ces émotions. Les émotions concernées sont principalement la peur -peur de l’échec en particulier- la frustration, l’ennui. 


Dans le cas de l’étudiant cité ci-dessus, la pression crée une motivation que la tâche n’a pas induite en elle-même. Mais le sentiment sous-jacent peut aussi être la peur de ne pas parvenir à mettre des limites au travail à effectuer. Ceci est souvent le cas des personnes perfectionnistes. Elles ne parviennent jamais à considérer qu’un travail est accompli. Si le temps imparti est réduit, il constitue alors la limite qui leur manquait. 

La procrastination est donc définie par Pychyl (psychologytoday.com) comme un défaut de régulation émotionnel c’est à dire une incapacité à réguler nos émotions. 

  • Vrai ou faux: cesser de procrastiner demande d’apprendre à gérer ses émotions

Si ce qui induit la procrastination est essentiellement lié un évitement émotionnel, il est certain que la gestion des émotions va permettre de solutionner ce problème. 

La première étape va donc consister à prendre conscience des émotions que l’on ressent. La pleine conscience est une technique très intéressante à cet égard. Elle permet d’être dans le moment présent, de prendre conscience de ce qui se passe en soi, ici et maintenant, sans jugement. L’absence de jugement sur soi est vraiment primordiale. En effet, si vous prenez conscience que vous avez peur mais que vous vous fustigez pour cela, les bénéfices seront inexistants. J’ai peur. C’est un sentiment humain. J’ai le droit d’avoir peur. Maintenant, comment je fais pour ne pas laisser cette peur gérer ma vie? 

Une fois que la prise de conscience est réalisée, il est nécessaire d’induire un contrôle sur l’action à conduire. Encore une fois, la pleine conscience est préconisée pour favoriser le contrôle. En effet, cette technique permet d’apprendre à orienter consciemment son attention vers ce qui est important. Concrètement la démarche devrait ressembler à cela:

« Je dois faire ma déclaration d’impôts ce soir. Mais je peux attendre. Je dois vraiment terminer de lire mon roman. Je vais bientôt découvrir qui est l’assassin» STOP. 

Est-ce que terminer mon roman est prioritaire? Non. 

Alors pourquoi je repousse ma déclaration d’impôts? Qu’est-ce que je ressens quand je pense à cette déclaration? 

Je me sens dépassé, il y a trop d’informations à gérer et je ne sais jamais comment la remplir. DONC, j’ai peur. Peur d’échouer, de faire une bêtise. OK. 


Je respire et je réfléchis à la situation: Ai-je la possibilité de trouver de l’aide? Peut-être que je pourrais essayer de remplir tout ce qui me parait simple ce soir et noter les points qui me posent problèmes. Demain, j’appellerai mon ami comptable pour qu’il puisse me donner un coup de main. 

La situation est alors sous-contrôle. Le stress est réduit et la déclaration devrait être rendue dans les temps. 
Ainsi, nous avons tous le droit de remettre certaines obligations au lendemain tant que cela est marginal. Il faut être inquiet lorsque cela devient un mode de fonctionnement qui a des conséquences négatives sur notre vie. Et surtout, si cela est le cas, il est important de garder à l’esprit que se dévaloriser et se culpabiliser ne seront d’aucune aide. Au contraire, soyez bienveillants vis-à-vis de vous-mêmes et acceptez de prendre du temps pour comprendre vos émotions. 

Chers Silvers, vous est-il arrivé de procrastiner? Avez-vous fait le lien avec vos émotions?

Bonne semaine,
XoXo
SoPsY

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2 comments on “SoPsY: je procrastine, tu procrastines… 4 croyances sur la procrastination!”

  1. Je fais très rarement des commentaires mais ….Merci beaucoup pour vos articles que je lis depuis peu et qui sont très éclairants …

  2. Je fais des listes de ce que j’ai a faire et tente de procrastiner le moins possible. Je regarde ce qui est urgent, et comme tu dis, si j’ai « peur », je regarde comment réduire ce stress/peur.
    Par contre j’oublie de m’auto congratuler sur ce que j’ai accompli en temps voulu LOL car je suis deja passée a la tache suivante….
    A la semaine prochaine! 🙂

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