SoPsY: La solitude: un chemin vers les autres

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SoPsY: La solitude: un chemin vers les autres

Coucou les MouseCatchers

Voilà la chronique désormais hebdomadaire de SoPsY (voir sa présentation ICI)

Cette semaine, SoPsY nous propose un article sur la solitude! Énorme sujet!!! Il faut donc distinguer être seul d’être solitaire! Je sais que je suis une solitaire… J’aime, par exemple, partir seule chercher des fleurs ou des paysages à shooter… 

Alors? Que pensez vous du sujet du jour?

Et surtout, n’hésitez pas à échanger avec SoPsY dans les commentaires 😉

XOXO

TheMouse

NB: je ne suis pas SoPsY… SoPsY est une personne que je connais dont la psychologie est une passion… mais chuuuuuut elle est ici rien que pour vous et incognito, elle est « psyblogueuse » maintenant 😀

Retrouvez ICI toutes les chroniques de SoPsY
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Hello les Silvers,

 

Choisie ou subie, la solitude est envisagée par certains comme une libération et par d’autres comme un enfer.

Qu’en est-il pour vous?

 

La solitude: un chemin vers les autres

 

 

La solitude est souvent génératrice d’une grande souffrance. Malgré les moyens de communication de plus en plus développés, elle ne cesse de progresser et malheureusement, elle reste majoritairement subie et mal vécue.

 

  • Ce qui se construit dans l’enfance

La capacité à gérer la solitude se construit dans l’enfance.


Si l’attachement avec la personne ressource est construit de manière secure, si l’enfant comprend que l’absence de cette personne ne rompt pas le lien, il pourra ensuite accepter la séparation de manière sereine et se construire comme un être autonome et complet. Le problème se pose souvent par exemple pour les enfants élevés en orphelinat ou les enfants élevés par une mère dépressive ou très anxieuse.

 

 

  • Une vision négative de la solitude

La solitude est souvent associée à la séparation, au deuil, à l’abandon donc à la souffrance et à un évènement subi et non choisi. Au niveau sociétal, la solitude a également mauvaise presse. Etre seul signifie ne pas être intégré dans le réseau social.

Cependant, il faut distinguer être seul et se sentir seul. Etre seul est un état physique: je vais seul au cinéma, je vis seul, je pratique une activité sportive seul…. et encore une fois, cet état peut-être choisi ou subi. Se sentir seul, est un état intérieur qui peut être généré même en présence d’autres personnes et qui résulte d’une difficulté à être en lien avec les autres parce qu’un mal être intérieur existe.

 

 

  • Apprivoiser la solitude

La première étape est la prise de conscience. Comment je me sens quand je suis seul? Quelles sont les sensations physiques qui accompagnent la solitude? Quelles situations de ma vie cela me rappelle-t-il? Quel schéma cognitif cela induit-il en moi?

La solitude extrait l’individu du regard des autres et à ce titre, elle peut être très angoissante pour ceux qui n’existent qu’à travers ce regard.

La seconde étape consiste à l’apprivoiser doucement en créant des situations de solitude de très courtes durées au départ puis de plus en plus longues. Ces situations doivent être associées à une sensation plaisante. Par exemple, il peut s’agir de passer quelques minutes devant une série TV que l’on apprécie particulièrement et de prendre du plaisir à la regarder seul. Petit à petit, il peut s’agir d’aller au cinéma ou à la plage seul. Et peut être même de partir en week-end. L’idée est de rester dans une situation plaisante.


 

  • Aller à la rencontre de soi

Apprendre à être seul, un moment ou dans un quotidien, est nécessaire pour aller à la rencontre de soi. Ne jamais être seul ne permet pas de se découvrir. Lorsque l’on est en permanence dans le lien avec autrui, personnellement et professionnellement, il est difficile de pouvoir entendre ses propres désirs et de suivre son propre chemin. Toutes les décisions, tous les choix sont influencés par le regard des autres.

Aller à la rencontre de soi, c’est apprendre à connaitre la personne avec laquelle on fait le voyage de bout en bout. C’est avoir confiance en ses capacités de vie et de survie ou quotidien. C’est découvrir que l’autre n’est pas nécessaire. Il est un choix, un enrichissement mais pas une nécessité. Et la relation est d’autant plus satisfaisante que l’on ne fait plus porter à l’autre le poids de son incomplétude.

 

 

  • La solitude et le couple

Les couples se choisissent en fonction de leurs capacités d’autonomie et de fusion. Pourtant, il n’est pas rare que les membres se plaignent, parfois de façon alternative, d’être abandonné ou d’être étouffé. Il existe alors une dépendance affective entre les deux personnes qui crée un déséquilibre permanent.

La maturité du couple est atteinte quand l’autonomisation n’est pas vécue comme un abandon mais comme un lien de meilleure qualité c’est à dire quand les deux membres du couple ont des moments de solitude et/ou d’indépendance durant lesquels ils se découvrent eux-mêmes pour mieux partager une intimité à d’autres instants.

 

 

 

Et vous, les Silvers, comment gérez-vous la solitude?

 

 

 

XoXo

 

 

SoPsY

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5 comments on “SoPsY: La solitude: un chemin vers les autres”

  1. Je suis solitaire et je vis avec des solitaires… j’aime me retrouver face à moi-même pour réfléchir, me remettre en questions, trouver des solutions, rêver… et depuis que j’ai appris à dire « non », ceux qui me connaissent et m’apprécient, ne s’en offusquent pas. J’aime aussi le partage, mais rien pour moi ne doit être subi… Merci pour cet article et très bon w-end !

  2. Je vis seule. J’ai appris a vivre avec ca depuis que je suis en Gb. Il y a eu des moments difficiles mais maintenant je l’accepte plus. Vivre sans cesse avec quelqu’un me pese par moment….
    Comme dit plus haut: être solitaire est different de la solitude, car j’aime retrouver mes amis, famille 😉

  3. bravo, très très bel article, tu sais que la psycho et moi, c’est une grande histoire d’amour.
    vivant un couple très fusionnel, c’est que j’apprécie les moments seule(très mal compris par mon mari!!!)
    bisous immenses

  4. Bonjour, alors après cette intéressante lecture : je suis solitaire. Forcément de par les conditions dans lesquelles j’ai grandit. Conditions très particulières, aux incidences négatives dans certains domaines mais positives finalement dans d’autres puisque , par exemple,c’est en me réservant depuis longtemps des moments seule que j’arrive à affronter/passer certains caps. Cela me permet d’être plus apaisée, disponible, l’esprit plus »clair » pour mon quotidien tellement divers en tous points. La solitude c’est un autre sentiment que je perçois négatif , c’est mon avis. Il peut arriver au cours de la vie de le ressentir . Bonne journée et merci SoPsy.

    1. Coucou Poulette… comme toi j’aime être solitaire… la solitude c’est autre chose comme tu dis… bisous

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