SoPsY: « c’est celui qui dit qui est »… Ou, le regard des autres!

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SoPsY: « c’est celui qui dit qui est »… Ou, le regard des autres!

Coucou les MouseCatchers
Voilà la chronique désormais hebdomadaire de SoPsY (voir sa présentation ICI)

Cette semaine, SoPsY nous propose, de nous libérer du regard des autres!… j’adore!!! Enfin! Ben oui… cela fait bien longtemps que j’ai réussi à m’en libérer (enfin peut être pas dans tous les domaines tout de même!!!)… et c’est une des raisons de ce blog et de la chaîne YouTube: montrer que ce n’est pas parce que l’on est silver que certaines choses ne se font pas😜

Alors? Que pensez vous du sujet du jour?

Et surtout, n’hésitez pas à échanger avec SoPsY dans les commentaires 😉

XOXO

TheMouse

Retrouvez ICI toutes les chroniques de SoPsY
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Hello les Silvers,

 

Jeudi dernier, misspoucinette commentait l’article consacré au fait de savoir dire non, en ces termes:

« Ben ……. non, je ne sais pas dire non 😦Ayant eu une éducation très stricte où je n’avais pas ma place, c’est à dire que je n’avais jamais le droit de donner mon opinion, ne jamais me plaindre, ne jamais rester inactive, bref muselée de toutes parts, je suis aujourd’hui une silver qui souffre de tout cela, ayant du mal à s’affirmer. »

 

Ce commentaire m’a donné envie de vous parler du regard des autres. J’espère que cela pourra t’aider un peu misspoucinette. Merci pour ta participation.

 

 

« C’est celui qui dit qui est »

 

 

L’être humain est un animal grégaire qui a par conséquent, du mal à vivre sans relation avec ses congénères. Pourtant, les relations sociales peuvent être à l’origine de souffrances terribles, notamment en lien avec le regard des autres.

 

Le regard des autres

Quand on pense regard des autres, on pense souvent jugement. Se confronter à l’autre, se mettre dans la lumière, c’est prendre le risque d’être jugé par l’autre. La valeur que l’on accorde au regard des autres dépend en grande partie de notre éducation. Le premier regard posé sur un être humain est celui de ses parents. Si ce regard a toujours été très acéré, jamais satisfait, l’adulte pensera ensuite, qu’il n’est pas et ne peut pas être à la hauteur des attentes des autres. Les parents qui cherchent la perfection pour leur enfant, le font souvent en pensant lui offrir le meilleur mais ils le mettent fréquemment en échec. Les Autres, ce sont les parents au départ puis les copains de classe, les maîtresses, les professeurs,… et le schéma de pensée s’instaure peu à peu.

 

Conséquences du regard des autres

Le regard des autres peut générer un simple mal-aise ou bien une réelle phobie sociale. La timidité est la forme la plus légère de ce mal-être. Même lorsque l’appréciation du regard de l’autre n’est pas pathologique, elle peut être gênante au quotidien: elle peut constituer un blocage tant dans la vie professionnelle (peur de parler en public par exemple) que dans la vie personnelle (peur de rentrer dans un processus de séduction).


Du simple blocage, cette peur peut aller jusqu’à un réel conditionnement de toute une vie et entraîner une inhibition de l’expression d’une personnalité. Ainsi, pour satisfaire les attentes d’autrui, certains ne s’habillent jamais vraiment comme ils le souhaitent, ne mangent pas ce qu’ils voudraient, ne pratiquent pas les activités qui les attirent, ne vivent pas de vie amoureuse, refusent d’exprimer leurs envies intimes à leur partenaire,…

 

Mais qui est le Juge Suprême?

Et si le Juge Suprême n’était pas l’Autre? Et si ce fameux Juge Suprême était en nous, inscrit dans nos fonctionnements les plus basiques?

En effet, l’enfant qui a été jugé, jugera. Lui-même, en priorité. Et oui, imaginez cet enfant, l’enfant que vous étiez peut-être. Il grandit dans un univers binaire, où on lui apprend qu’il y a le bien et le mal et qu’il doit absolument faire « bien ». S’il rentre et qu’il a une fois encore déchiré son pantalon en jouant dans la cours de récréation, il va peut être entendre: « Mais c’est pas vrai! Tu le fais exprès? Tu es idiot ou quoi? »  

Dans la tête de cet enfant, celui qui fait une bêtise, est un idiot. C’est ainsi que vont se construire des représentations de ce qui est bien et de ce qui est mal. Et par extension, des représentations des gens biens et de ceux qui ne le sont pas. Des représentations de ce que l’on doit être et de ce que l’on ne peut pas se permettre.

Et le Juge Suprême grandit avec l’enfant. Ce sera le premier censeur de chacun d’entre nous. Quand nous craignons le regard des autres, nous projetons notre propre système de valeurs sur eux. Vous pensez que les autres vont vous trouver trop gros parce que dans votre système de valeurs, au-delà d’un petit 36 (ou 42 pour les hommes), tout le monde est gros. Mais, rien ne vous permet d’être certain que la personne en face de vous partage ce système de valeurs.

Craindre le regard de l’Autre, c’est en fait avoir peur de notre propre Juge Suprême. C’est à lui que nous rendons des comptes quotidiennement et c’est lui qui nous terrorise.

Je vous entends déjà me dire: « Bien sûr, mais je n’ai pas rêvé: quand ma voisine critique le rangement de mon jardin, je ne l’ai pas inventé. » Et vous aurez raison. Mais le jugement de votre voisine n’a d’importance que dans les cas où ce qu’elle dit vient résonner auprès de votre Juge Suprême. Quand votre voisine critique votre rangement, il se peut qu’en arrière plan, vous entendiez la voix de l’un de vos parents qui vous reproche encore une fois de ne pas avoir rangé votre chambre.  

 

 

Comment faire pour se libérer du regard des Autres?

Comprendre que ce que dit l’Autre n’a pour valeur que celle qu’on lui accorde. Celui qui juge, parle de lui à travers ce jugement et non de celui qui est jugé. « C’est celui qui dit qui est ». Si quelqu’un émet une critique acerbe sur votre rangement, c’est certainement qu’il fait des efforts considérables pour trouver grâce auprès de son Juge Suprême lorsqu’il range ses propres affaires. Et ses efforts lui donnent le droit de juger les autres. Par conséquent, sa parole ne vous concerne pas. Et vous éviterez de souffrir si vous inversez la vapeur et vous interrogez l’éventuelle souffrance de votre interlocuteur: s’il me juge dans ce domaine, n’est-ce pas parce qu’il est en souffrance?


La parole ne peut blesser que si elle a un sens dans l’échelle de valeurs de celui qui est jugé. Comprendre que nous sommes dépendants de notre Juge Suprême, c’est aussi comprendre que nous avons la solution en nous. Il est possible d’outrepasser les diktats du Juge Suprême. Pour cela, il est tout d’abord nécessaire de constater son existence et de prendre conscience des moments où il nous influence. Quand devenons-nous juge de nous-mêmes et juge des autres? Quels sont les points sensibles pour nous? Pourquoi le sont-ils? Ont-ils encore un sens dans notre vie actuelle? Une fois la prise de conscience effectuée, il s’agit de remplacer notre Juge Suprême par un partenaire bienveillant. Nous en parlerons une prochaine semaine 😉…

 

Et vous, les Silvers, êtes-vous parvenus à vous libérer du regard des Autres?

 

XoXo

 

SoPsY

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13 comments on “SoPsY: « c’est celui qui dit qui est »… Ou, le regard des autres!”

  1. Bonjour à tous,
    Mille mercis pour vos commentaires. Faire part de son expérience n’est pas toujours facile mais cela peut réellement aider beaucoup d’autres personnes. Merci donc de vous investir de plus en plus nombreux pour faire vivre cette rubrique.
    Merci aussi à Magali qui m’a offert cet espace de parole et m’a donné carte blanche.
    Si vous avez des sujets « psy » qui vous tiennent à cœur, faites le moi savoir (sopsy0102@gmail.com). J’essaierai de vous répondre dans un prochain billet.
    Bon week-end à tous et à jeudi prochain.

  2. Coucou Sopsy et Magali,
    En effet pour se libérer du regard des autres, il faut apprendre à s’aimer, tel ou telle que l’on est, avec ce que l’on est !
    Un livre qui m’a personnellement beaucoup apporté dans ce sens ‘ Les 4 accords Toltèques ‘ Celui qui énonce des ‘vérités’ ne sont que les siennes selon son schéma de valeurs, ce ne sont certainement pas les nôtres sauf que…avant d’en arriver là, on a beaucoup souffert ou souffre encore de paroles, qui nous ont blessées.
    C’est aussi ce que j’essaie, avec mes outils, d’apporter à mes clientes: amour de soi, confiance et estime de soi.

  3. Ah ….le regard des autres….😄 joli sujet !!! Franchement …je me suis émancipée y a bien longtemps des regards juges. ..

    C’est en parlant que les regards tombent..car les gens te découvre.. et les apparences tombent aussi du coup..😊

    Très bien ton article maga !!! 🖒 encore bravo 😁

    1. Coucouuuuu
      Je ne suis pas l’auteur de ce billet mais c’est SoPsY 😀
      Elle connaît parfaitement tous les sujets abordés dans cette rubrique
      Aussi c’est comme cela qu’à germé l’idée de lui ouvrir une rubrique ici… je me suis dit que vous seriez nombreux(euses) à aimer les sujets abordés!!!… et j’avais raison!!! Vous êtes de plus en plus nombreux à la suivre le jeudi!!!
      Bisous ma copine 😘

  4. Tout est question de référentiel; qui dit quoi, celui qui critique comme tu dis souffre surement intérieurement de quelque chose.
    Et tout vient de nous; il faut apprendre a rayonner a l’intérieur pour briller a l’extérieur!
    Encore merci pout tout!

  5. étant en surpoids depuis toute petite, ne rentrant pas dans les canons de la mode de la beauté, étant fille unique, étant considérée comme surdouée, ….le regard des autres j’ai du rapidement m’en foutre et à 50 ans, c’est toujours le cas !! je suis MOI et c’est comme çà ! avec mes qualités, mes défauts, mes coups de gueule, mes forces, mes faiblesses, ma tendresse, mon autorité, ma douceur, ma fermeté. Bien dans ma tête, bien dans mes pompes, bien dans mon corps, et alors ?

    1. bonjour,, je ne trouve pas que ce soit particulièrement génial, juste normal. Nous sommes tous différents et accepter l’autre, sans jugement, c’est s’accepter soi.

  6. Coucou Magali et So Psy,
    Très intéressant cet article, effectivement est ce que l’on s’aime ???? çà c’est une bonne question. Je pense aussi qu’il n’y a pas que le regard des parents qui peut nous « perturber » mais çà peut être aussi le regard d’un mari qui te dévalorise, qui te critique , qui ne prend pas soin de toi et qui à la longue te fait perdre complètement confiance en soi. Çà peut être aussi un complexe, je ne sais pas comment Joséphine l’a vécue mais ma grande taille m’a énormément complexée, je me suis fait traitée de tout les noms « mignons » pendant ma scolarité, on m’appelait souvent monsieur …. je ne m’aimais pas car je l’ai vécu comme un handicap et j’avais qu’une peur c’est de ne jamais trouver de mari !!! Ce ne fut pas le cas et il mesure 1m95 !!! ouf !!! Et un jour il y a un évènement , une rencontre, un coup de pied au derrière qui te fait réagir et çà m’est arrivé, je m’accepte comme je suis, je me sens bien dans ma peau, et à 57 ans je m’en fiche de ce que pensent les autres et je dis ce que j’ai à dire s’il le faut. Je me sens mieux et en quelque sorte libérée….

  7. Donc si je comprends bien, se dégager du regard des autres, c’est surtout être, soi-même, plus indulgent avec soi-même… Tout est une question d’amour de soi, de confiance en soi… C’est hyper difficile… Un petit exercice consistait à se regarder dans un miroir et à se dire « je t’aime »… C’est impossible pour moi… je n’y arrive pas ! c’est un véritable blocage… :/ Pas mal de boulot en perspective…
    Belle journée 🙂

  8. Merci Magali pour cet article tellement important 😍
    Comme miss poucinette , ma famille biologique d origine était une torture pour une fille ( père corse caricatural)
    Mon juge suprême intérieur c ‘est lui …
    Dur à gérer et lorsque je suis fatiguée, il revient en force encore aujourd’hui. Lutte qui pompe de l ‘énergie inutile.
    Heureusement j ai compris de façon intuitive que quelque chose n allait pas et une psychanalyse m ‘a aidée à identifier toutes ces instances affectives quand j ‘étais jeune . Ça a duré 10 ans .Mais il me reste de temps en temps l amertume de ne pas avoir eu plus de volonté pour réaliser mes rêves. ….croyant qu ‘ils étaient fous ( padre dixit 🙁)
    Maintenant j accepte de m éclater dans mon métier de prof ( le seul autorisé par ce père )
    Je montre , communique , crée avec des jeunes et je m ‘efforce de les aider à se défendre contre tous ces juges externes qui peuvent devenir des figures de juge intérieur , empêcheur de devenir eux mêmes .
    J ‘espère que de nombreuses personnes auront accès à ton article .
    Bisous 😍👍🍃🏵🍃

    1. Merci Joséphine pour ce témoignage… c’est SoPsY qu’il faut remercier… elle est super et j’apprécie qu’elle puisse intervenir sur mon blog…
      contente de te lire et de voir ce que tu fais pour les jeunes!!! Bisous et bonne fin de semaine 😍😘

  9. Bonjour SoPsy, ce qui raisonne le plus en moi dans cet article : » l’enfant qui a été jugé, jugera, lui même en priorité ». Et il faut voir ce que l’on est capable de s’infliger comme sentence. J’ai compris, à cause/grâce à mon enfance que le regard du parent structure, définit notre ressenti par rapport au regard des autres non? Ce serait trop long et personnel à développer mais il est sûr qu’il est constructif et positif de se détacher de ce sentiment : on ne doit pas définir notre comportement, attitude en fonction de ce que les autres en penserait. Fonctionner dans le sens inverse plutôt non? Je ne sais pas si je me fais comprendre! Bref, aujourd’hui GRÂCE à la cinquantaine je change d’attitude, d’appréhension des situations, c’est un peu difficile, mais pas impossible et tellement mieux (se libérer du regard des autres). Bonne journée et merci SoPsy

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